La dénonciation doit avoir un caractère spontané.

Elle perd son caractère spontané lorsqu’elle est provoquée. C’est le cas des rapports et comptes rendus établis sur demande d’un supérieur, de la dénonciation faite par un subordonné à ses supérieurs hiérarchiques qu’il avait le devoir d’informer (Cass. crim., 03 mai 2000), des dénonciations contenues dans les réponses aux questions d’un magistrat instructeur (Cass. crim., 16 juin 1988), de la dénonciation faite par un prévenu si elle se rattache étroitement à sa défense (Cass. crim., 03 mai 2000).